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Le second cerveau d’Orelsan dans Apple Notes

Il y a quelques semaines, j’ai regardé le documentaire réalisé par Clément Cotentin sur son frère : Orelsan. « Montre jamais ça à personne » saison 2 se concentre sur la création d’un nouvel album à partir de rien. Une des choses que je n’aurais jamais cru pouvoir faire dans mon métier, c’est de faire le lien entre mon rappeur préféré et mon travail… Voyons ensemble comment et pourquoi Orelsan utilise un second cerveau.

Qu’est-ce qu’un second cerveau ?

Avant de rentrer dans le cœur du sujet, il est nécessaire de définir ce qu’est un second cerveau. Cette dénomination découle du travail de Tiago Forte, et de son livre « Building a Second Brain » dont je suis en train de terminer la lecture.

Pour faire simple, il s’agit d’une organisation personnelle qui consiste à noter ses idées, ses connaissances et son apprentissage dans une organisation permettant de faire resurfacer les informations dont on a besoin au bon moment. Tiago Forte propose dans son livre une sorte de guide pour construire son propre système et en tirer tous les bénéfices.

Le second cerveau d’Orelsan

Bien qu’il ne s’agisse pas d’une stricte application des préceptes de Tiago Forte, il y a un passage dans le premier épisode du documentaire qui met en avant la « bibliothèque » d’Orelsan. L’ensemble des notes qu’il prend au quotidien. Il peut s’agir d’histoires, de pensées personnelles, de rimes, ou de bribes de textes qu’il utilise pour construire ses morceaux.

Son logiciel de choix est Apple Notes, et je pense qu’il s’agit probablement du meilleur choix pour la majorité des gens qui souhaitent débuter la construction d’un second cerveau. Mais je reviendrai en détail sur les possibilités d’Apple Notes dans un autre article. Pour celui-ci, je vais surtout me concentrer sur le processus.

Première étape : trier

Un des problèmes que l’on remarque… C’est que c’est la foire !

La méthode d’Orelsan, c’est de noter tout ce qui lui passe par la tête dans une nouvelle note. Le problème, c’est que le rangement est complètement aléatoire. On peut retrouver deux dossiers avec le même titre, des notes avec un titre, mais rien d’autre, etc. Bref, c’est pas l’idéal ! Pour avoir une base de travail utilisable, il consacre un long moment à tout classer correctement pour s’y retrouver.

La méthode de Tiago Forte va rejoindre la philosophie de la méthode « Getting Things Done » de David Allen, que j’utilise pour ma gestion de tâche. L’immense avantage de cette méthode est qu’il est impensable d’arriver dans une telle anarchie au moment où l’on souhaite abattre du travail. C’est une perte de temps qui est entièrement évitable.

Il suffit de prévoir dans son agenda une période ritualisée au moins une fois par semaine où l’on passe en revue son système, pour le trier par rapport à une organisation qui tient la route. Chaque personne risque d’avoir des préférences, mais l’idée générale reste de trier et de purger son système une fois par semaine.

Pour ce qui est de ma gestion des tâches, vous pouvez en savoir plus sur mon organisation personnelle dans cet article. Pour ce qui est des notes, ce sera pour un autre article à venir. L’occasion de vous rappeler que je présente les sujets que je vais traiter dans le futur en exclusivité sur ma newsletter !

Deuxième étape : faire des liens

Maintenant qu’on a une structure valable pour créer notre bibliothèque, on va devoir faire des liens. Qu’il s’agisse d’art, d’ingénierie ou de création de contenu, la recette du succès est souvent à l’intersection de plusieurs domaines. Donc, pour faciliter le travail de notre premier cerveau, il est important d’avoir un système qui permet de faire facilement des liens entre ses notes.

Si on prend l’exemple d’Orelsan, et plus précisément de son morceau « Bébéboa », il va commencer par sélectionner une idée de thème qu’il a noté : à savoir une fille qui a un problème d’alcool. Puis, il va prendre la note dans laquelle il a capturé toutes ses pensées sur l’alcool. On mélange le tout sur une prod, et on a un brouillon.

Dans mon cas, je vais prendre une idée que j’ai eu lors d’un moment de détente où je regardais le documentaire : le second cerveau d’Orelsan, je vais prendre quelques notes sur le sujet, et je vais le confronter avec la structure du système PARA de Tiago Forte. Mais il reste encore une étape : la création.

Troisième étape : créer

Maintenant qu’on a réussi à faire les liens, la vraie partie du travail créatif survient. On va devoir faire le plus dur : transformer les éléments logiques en une œuvre cohérente.

Dans le cas d’Orelsan, il s’agit de placer tout ça sur une prod et de véritablement créer une expérience musicale au-delà de la simple écriture.

Dans le mien, il va s’agir de créer une structure qui facilite la compréhension, et de faire un travail d’écriture pour rendre le contenu accessible et compréhensible, tout en créant la curiosité et en transmettant de la connaissance.

On a chacun nos petites recettes, mais ce qui est important à comprendre, c’est que la véritable valeur du travail se passe ici. C’est ici que l’identité du créateur va faire la différence. Le reste, c’est du travail de recherche qui a certes une grande valeur, mais ce n’est qu’une seule des variables du succès.

Qu’est-ce que l’on peut en tirer ?

Qu’est-ce que l’on peut retirer de la manière de créer d’Orlesan ? Un support de prise de notes quotidiennes permettant de démarrer beaucoup plus facilement un projet plutôt que de se borner à démarrer d’une feuille blanche.

Personnellement c’est une des techniques que j’utilise le plus depuis que j’ai eu un énorme passage à vide. Quand il s’agit de création, c’est toujours plus simple de commence par modifier quelque chose d’existant plutôt que de vouloir réinventer la roue à chaque fois qu’on démarre un nouveau projet.

L’avantage de cette méthode est qu’on a toujours un élément disponible pour générer des idées. Le problème, c’est qu’il y a une certaine structure à respecter, une organisation à avoir. Il faut se responsabiliser pour maintenir à flot de système. Si on se laisse déborder, le système devient très vite un cimetière d’idée que l’on n’a pas la force de fouiller pour exhumer le matériel nécessaire à la création d’une véritable pépite.

Mais tout ça ne nous enseigne pas comment vraiment créer un système… Si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, je vous invite à vous inscrire à ma liste email, car on va véritablement explorer le sujet en profondeur dans les prochaines semaines !

Table des matières

12 réponses

  1. Bonjour et merci pour cet article. Je prends aussi beaucoup de notes, reste à m’organiser entre carnets physiques, bloc-notes et Evernote sur tél, Notion sur PC, les mails.
    Je retiens de faire une note sur tout ce qui semble s’associer. Mais la création, n’est-ce pas d’associer deux idées étrangères l’une de l’autre, et d’y tisser un lien ?

    1. Si, bien sûr. C’est exactement ce que j’explique dans mon deuxième point. Et j’élabore dans mon troisième point en expliquant qu’une fois que le lien a été fait, la véritable force créative est de rendre le propos accessible au plus grand nombre.

      Attention cependant, il n’a jamais été question dans mon propos d’unifier le tout sur une seule note, mais bien de tout intégrer dans un SYSTÈME, plus précisément le système P.A.R.A. de Tiago Forte qui peut s’appliquer à plusieurs environnements (Evernote, carnets physiques, Notion…).

      Concernant l’organisation des mails, voici un article qui peut être utile : https://www.habitudemieuxvivre.com/gerer-ses-emails-inbox-0/

  2. Article plus qu’intéressant.
    C’est une vraie méthode de travail.
    Je pratique le « brainstorming », mais cette méthode-ci est, me semble-t-il, plus élaborée.
    Merci, ça va m’aider beaucoup à l’avenir. Je teste tout ça tout de suite.

    1. Même plus que ça, les méthodes sont tout à fait complémentaires. C’est une erreur courante dans la recherche de la productivité : on cherchera en permanence « la meilleure méthode », alors qu’il suffit juste de prendre ce qui nous plaît et fonctionne avec nous dans chaque méthode pour créer une méthode unique qui nous convient à 100 %.

      Les méthodes ne sont pas des machines entre lesquelles on doit choisir, mais bien des outils qui servent à construire notre propre machine.

  3. Super article et superbe analyse du rappeur qu’on connaît plutôt mystérieux ! Je fonctionne également un peu comme toi, dès qu’une idée me passe par la tête je la note quelque part. Cela m’aide à ne pas oublier mais c’est vrai que je m’impose une rigueur dans le tri de mes idées sinon je ne m’en sors plus !

    1. C’est super intéressant ce que tu expliques, est-ce que tu es familière des notions de multipotentialité et/ou de troubles de l’attention ? Ce que tu expliques me fait penser à quelqu’un qui essaye de se canaliser, et ça me parle beaucoup (puisque moi aussi !)

  4. J’adore Orelsan, à l’instant où j’écris ces quelques lignes, j’écoute son album civilisation.
    Ce même album qui l’écrivait lors de son second documentaire très passionant.
    Je me retrouve dans ton article et dans cette manière de créer et d’avancer sur un projet. Il m’arrive même de me lever la nuit pour écrire des idées afin de ne plas l’oublier. Merci beaucoup pour ton travail !

  5. Je lis cet article pile en plein élaboration de mon planning de la semaine. Ca tombe à pic pour me donner le soupçon d’inspiration et de motivation qui aurait pu me manquer. Merci pour ça.

    1. Evernote est effectivement un des pionnier pour ce que j’appelle la « prise de note moderne », c’est à dire dans laquelle ont peut faire des recherches facilement. Il y a d’autres outils tels que Notion, Roam ou Obsidian qui viennent compléter le classement des outils les plus utilisés en plus d’Evernote. Excellent outil !

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