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30 jours sans alcool pour retrouver la santé

Tu prendras bien un petit verre ?

Non. Non, je ne veux pas boire ton verre.

Non, je ne veux pas empoisonner mon corps. Je n’aime même pas vraiment l’état d’ébriété, je n’aime pas non plus vraiment le goût de cette substance immonde que tu veux que je prenne.

Et je déteste par-dessus tout la gueule de bois, la baisse de productivité, et l’état désastreux de mon corps et mon cerveau qui vient le lendemain.


Aujourd’hui il est difficile de dire non quand on nous propose un verre (de produit alcoolisé). Dans notre société, il y a une espèce de pression sociale et culturelle liée à la consommation d’alcool.

« Allez, juste un verre ! », « Pour me faire plaisir… », « Ah je pensais pas que t’étais un rabat-joie comme ça ».

Franchement, si vous avez déjà dit ça un jour, allez vous faire foutre.

Et je m’inclus dans ceux qui doivent aller se faire foutre. Parce que par effet de groupe, j’ai déjà été assez stupide pour dire ce genre de choses. Mais l’effet de groupe est démentiel quand on parle d’alcool, parce que l’origine de sa consommation est profondément ancrée dans nos coutumes.

Dans le moyen âge, on buvait de la bière plutôt que l’eau, car l’eau était polluée, et le vin a même été prescrit comme médication à une certaine période. Il y a un facteur culturel dans la consommation d’alcool en France, en Belgique et à peu près partout en occident.

La fameuse culture du bon vin, et des alcools régionaux. La culture de la bière de qualité !

Alors pourquoi quand on insiste lourdement pour que je prenne un verre, c’est toujours en me proposant les pires trucs ?


En fait, je n’ai pas tout à fait dit la vérité en introduction de cet article. J’aime bien le goût de certaines bières. Certains vins. Certains gins. J’ai même une bibliothèque Notion qui reprend les produits qui me plaisent !

Mais il s’agit d’exceptions dont j’apprécie le goût, mais pas les effets. Et je déteste ce sentiment d’obligation que j’ai en public, lorsque l’on me sert une bière tiède que je n’aime pas, ou un vin qui pique dans la gorge et mon œsophage.

Une habitude collective pourtant mortelle

Malgré tout ce que l’on se dit, malgré le fait que ce soit légal, et malgré le fait que ce soit totalement accepté socialement que l’on consomme de l’alcool de manière plus ou moins régulière, il reste extrêmement dangereux.

49.000 personnes meurent tous les ans, d’une cause liée à la consommation d’alcool.

« Avec modération » est un mauvais message de santé publique. Le vrai message devrait être « l’alcool est mauvais pour la santé » voire même « l’alcool tue », comme pour le tabac. Mais il est difficile de tenir un tel discours à l’heure actuelle. Je le comprends.

Cependant, je pense qu’il est nécessaire d’avoir un regard critique en tant que société sur notre utilisation de cette substance. Et vu que je ne donne pas dans la politique, je vais commencer par moi.

Aujourd’hui, on va voir ensemble pourquoi je souhaite arrêter de consommer de l’alcool pendant au moins 30 jours.

PS : la notion d’abus de substances et de la recherche d’une bonne santé a été explorée dans mon résumé du livre « Minimalisme » disponible en cliquant ici.

Pourquoi l’alcool est dangereux ?

Bon, déjà parce que l’alcool tue. Comme je l’ai dit, il y a quelques lignes. Mais même si tu ne prends pas le volant bourré, même si tu ne bois pas tous les jours, et même si tu ne bois pas beaucoup à la fois, tu prends quand même un risque.

Un risque pour ta santé, mais aussi un risque pour l’état de ta vie, et de tes rêves.

Psychologiquement et sociologiquement

Premièrement, l’alcool est dangereux, car il déshinibe. On l’utilise socialement, pour faciliter les contacts. On ose parler, faire des blagues, socialiser, draguer… L’alcool est une solution à vos problèmes, jusqu’à ce qu’il ne fonctionne plus. Et qu’il devienne votre plus gros problème.

Ensuite, l’alcool est dangereux, car il peut entraîner de la violence. La moitié des victimes de crimes violents et meurtres sont saoules, mais la moitié des auteurs de ces mêmes crimes le sont également. En fait, si on pouvait supprimer par magie l’alcool de notre société, on se débarrasserait théoriquement de la plupart de la violence entre les personnes.

Enfin, malgré qu’elle soit légale, c’est une des drogues les plus dangereuses pour l’être humain. Dix pour cent des consommateurs d’alcool développent une addiction d’une manière ou d’une autre. Et bien plus que ça en abuse, parfois régulièrement. Avec tous les problèmes que ça peut causer.

L’impact sur le corps

Débarrassons-nous des mythes : l’alcool a un impact négatif sur la santé, peu importe la fréquence et la quantité ingérée. Quel genre d’impact ? Voici une petite liste non exhaustive :

  • Sous-hydratation
  • Système immunitaire affaibli
  • Rythme cardiaque et pression artérielle élevée
  • Surcharge du foie et des reins
  • Appétit excessif, qui entraîne généralement une prise de poids
  • Ralentissement de l’activité cognitive

L’impact de l’alcool sur notre sommeil

Une des plus grosses erreurs que vous pouviez faire est d’utiliser l’alcool pour vous aider à trouver le sommeil. C’est pourtant une utilisation très répandue de ce produit. Car on confond l’état de sédation avec le sommeil !

L’alcool a un impact définitivement négatif sur le sommeil. Il va fragmenter votre sommeil, c’est-à-dire que vous allez vous réveiller de nombreuses fois pendant 2 à 3 secondes, sans que vous le remarquiez. Puis votre cerveau va essayer de récupérer son rythme de sommeil normal sans jamais y parvenir. Et vous allez recommencer cette boucle encore et encore toute la nuit.

Le lendemain, vous allez vous sentir mal. Sans savoir pourquoi, sans se rappeler des éveils répétés. Ce n’est pas seulement la gueule de bois, c’est aussi les symptômes d’un mauvais sommeil.

De plus, l’alcool bloque littéralement vos rêves. Il vous empêche de dormir ! Les éveils répétés vous empêchent d’atteindre l’état de « REM » (Rapid Eye Movement). Non seulement c’est l’état dans lequel vous rêvez, mais c’est également un état nécessaire pour votre santé mentale et émotionnelle.

Pour en savoir plus sur le sommeil, je vous recommande la lecture du livre « Why we Sleep » ou « Pourquoi nous dormons » en français, rédigé par le docteur Matthew Walker.

30 jours sans alcool pour retrouver la santé

Réduire l’impact de l’alcool sur son corps

Je vais le répéter une dernière fois : la consommation d’alcool est néfaste pour la santé, peu importe son type, sa fréquence ou sa quantité. Cependant, il est possible de réduire l’impact de sa consommation d’alcool sur son corps. On va voir comment.

L’alcool est le résultat d’une fermentation, ce n’est donc pas un poison au sens propre du terme. En effet, nous possédons une enzyme dans notre foie qui permet d’assimiler l’alcool et de le transformer en diverses substances utilisables par notre corps. À l’état naturel, elle nous permet de faire face à l’alcool qui existe naturellement dans nos aliments.

Cependant, cette enzyme est naturellement rare. Et donc, lorsque nous consommons de l’alcool, nous saturons notre foie.

Si nous buvons, nous devons donc absolument le faire avec raison et modération. C’est non-négociable pour être en bonne santé !

Qu’est-ce que ça veut dire, consommer de l’alcool avec raison et modération ?

Raison

Si nous consommons de l’alcool, il peut être utile de ne pas consommer d’autres produits ayant un impact sur notre foie. C’est-à-dire :

  • Grains
  • Gluten
  • Amidon
  • Surcre
  • Sirop de glucose à haute teneur en fructose
  • Colorants et saveurs artificielles

Donc, lorsque l’on consomme une bière, on est immédiatement dans une consommation non raisonnée. On y retrouve de l’alcool, mais aussi des grains, du gluten, et de l’amidon. En fait, la consommation d’une bière peut avoir en plus de l’alcool l’effet d’un donut sur votre corps !

Même chose pour les cocktails : en plus de l’alcool, on peut généralement y retrouver des sirops, des jus de fruits ainsi que des colorants et saveurs artificielles.

L’idéal, le moins pire, serait donc de consommer un vin de préférence sec. Donc pas de rosé. Ou alors un alcool pur et sec, comme de la vodka, du gin, du cognac ou du whisky, par exemple. Car ils ne contiennent pas de sucres, au contraire d’un rhum par exemple.

Si vous comptez le mélanger à autre chose, il est préférable d’éviter des produits incluants des sucres, des éléments colorants, etc.

Modération

Cela signifie tout simplement qu’il est impératif de se limiter en quantité ! C’est à dire, à un maximum d’un à deux verres sur une seule journée. Assurez-vous également de ne pas consommez pas d’alcool DU TOUT pendant AU MOINS 2 jours d’affilée par semaine.

Ces recommandations ne sont valables que pour une personne saine, et ne sont donc pas pour une personne qui est malade, spécialement dans le cas de maladies ou traitements qui touchent le foie.

En règle générale, au moins d’alcool vous consommerez, au mieux votre santé se portera. Quoiqu’il arrive.

Enfin, ne buvez pas si vous pensez bénéficier d’un quelconque bénéfice de santé ! Ils peuvent certes exister, mais ils sont contre-balancés par les effets négatifs.

Que se passe-t-il lorsque l’on arrête de boire ?

Ces bénéfices s’appliquent à tout ce qui boit régulièrement, de manière sociale ou pas. C’est-à-dire que vous consommez au moins deux verres par semaine.

Six heures après votre dernier verre, votre corps aura éliminé la majorité de l’alcool présent dans votre sang. Cependant, il devra toujours faire face à tous les problèmes liés à une intoxication alcoolique.

Dans le cas de l’alcoolisme, un sentiment de manque physique fait son apparition au maximum après 24 h d’abstinence. Il entraîne les symptômes suivants.

  • Tremblements
  • Sueurs froides
  • Augmentation du rythme cardiaque
  • Nausée
  • Anxiété

Petite aparté, si c’est votre cas, consultez votre médecin pour vous accompagner dans la suite de votre période d’abstinence, que je vous souhaite définitive ! Je ne suis pas la bonne personne pour discuter de ce cas précis, car je n’y ai jamais été confronté, et je ne l’ai pas étudié.

Cependant je comprends qu’il s’agisse d’une épreuve incroyablement difficile et je suis sincèrement de tout cœur avec vous. Vous en êtes capables. Faites-vous aider, dans ce genre de situation c’est toujours préférable.

Les vrais bénéfices de l’absence de l’alcool dans votre organisme surviennent 3 à 5 jours après avoir consommé votre dernier verre :

  • Réduction du rythme cardiaque
  • Réduction du stress
  • Perte d’appétit excessif, et de poids
  • Amélioration de l’état d’hydratation.

Après 7 jours, l’état d’hydratation de votre corps devrait être de retour à la normale.

Après une à deux semaines, vous devriez retrouver une activité cognitive normale, et avoir une nette amélioration de l’état de vos reins et de votre foie. Ils devraient retrouver leur état normal après 2 mois, tout comme le cœur. Faire du sport permet de renforcer les effets positifs de votre abstinence.

Un rapide point sur l’alcoolisme

Comme je le disais, l’alcool est un sujet complexe. Mais l’alcoolisme l’est encore plus, et je ne me sens pas légitime pour en parler.

Par contre, je comprend que l’alcoolisme peut représenter une grande difficulté pour ceux qui en souffrent, et leurs proches.

Si vous souhaitez faire un point sur votre consommation d’alcool, je vous recommande vivement d’en parler à votre médecin. Je peux également vous recommander quelques livres sur le sujet, que je n’ai pas lu, mais que j’ai croisé lors de la préparation de cet article. Ils semblent avoir d’excellents avis.

🇬🇧 William Porter ⎜ Alcohol explained
🇫🇷 William Porter ⎜ L’alcool expliqué

🇬🇧 Holly Whitaker ⎜ Quit Like a Woman: The Radical Choice to Not Drink in a Culture Obsessed with Alcohol

🇫🇷 Claire Touzard ⎜ Sans alcool: LE JOUR OÙ J’AI ARRÊTÉ DE BOIRE (Etre sobre est bien plus subversif qu’on ne le pense.)

🇬🇧 Annie Grace ⎜ This Naked Mind : control aclohol
🇬🇧 Annie Grace ⎜ The Alcohol Experiment: how to take control of your drinking and enjoy being sober for good

Ma consommation d’alcool et mon état de santé

Mon introduction enflammée était plus un cri du cœur pour toutes ces années en tant qu’étudiant, ou j’ai consommé trop d’alcool dans le savoir.

Cette consommation pendant mes études a empiré ma dépression, et de pair avec une alimentation questionnable a eu un impact désastreux sur mon foie. Sans parler de mon portefeuille. Je pense que ma consommation devait représenter entre 1500 € et 2000 € par an.

Et pourtant je n’étais pas un très grand consommateur. Je suivais juste le mouvement, pour passer un bon moment entre amis, ou « amis ». J’essayais d’être sympa en offrant à boire…

Je ne pensais pas que j’avais une consommation dangereuse pour ma santé, car la société me disait que c’était normal, et même plutôt préférable de consommer un peu d’alcool socialement. Je veux me débarrasser de ça, définitivement.

Aujourd’hui, je ne considère pas que je consomme trop d’alcool. C’est-à-dire que je consomme probablement un maximum de 4 verres par semaine, et il peut se passer plusieurs semaines sans que je consomme d’alcool. Mais il peut m’arriver occasionnellement de boire plus de deux verres sur une seule journée, socialement par exemple.

Pourquoi je veux arrêter de boire de l’alcool pendant 30 jours ?

Je veux améliorer ma santé générale, et épargner mon foie qui n’est pas dans un état idéal. Je veux également me prouver que j’en suis capable, confronter ma relation à l’alcool, et prouver à mon moi futur que je suis capable de vivre sans alcool. Juste au cas où.

J’ai peur de cette substance (comme de toutes les drogues), de son impact sur ma vie, et sur la vie des gens. De notre consommation courante du produit.

Avant de changer le monde, je veux d’abord commencer par moi.

Pourquoi pas plus longtemps ?

Je ne pense pas avoir une consommation déraisonné d’alcool, comme je l’ai mentionné il y a quelques lignes. Je n’ai donc pas de nécessités particulières concernant ma consommation.

Aussi, je fêterai mes 30 ans le 23 octobre de cette année, soit 3 jours après la fin de mon défi. Et je souhaiterais pouvoir célébrer la fin de ma troisième décennie avec un petit eu d’alcool. Avec raison et modération.

Cependant, il n’est pas impossible que je décide après cette expérience de rendre ma consommation d’alcool tout à fait exceptionnelle. C’est-à-dire arrêter tout à fait d’en consommer, à de rares exceptions près. L’avenir nous le dira.

Mais quoiqu’il arrive, je sais que je souhaite impérativement avoir une consommation raisonnée et modérée d’alcool pendant le reste de ma vie. C’est-à-dire une consommation minimale.

Table des matières

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