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Zone de confort : pourquoi et comment faut-il la défier au quotidien ?

Tous les sites, blogs, et toutes les chaînes YouTube ainsi que tous les gurus du développement personnel te le diront : il faut sortir de sa zone de confort. C’est à ce moment que l’on commence à progresser.

La vie commence à la fin de votre zone de confort.

Neale Donald Walsh

Le fonctionnement pervers de la zone de confort

Ce qu’on ne te dit pas, c’est que le fonctionnement de la zone de confort est un peu plus complexe que « sors-en et évolue ». Notre zone de confort existe pour une raison !

Réfléchissez-y : on ne peut pas décider du jour au lendemain de courir un marathon alors qu’on n’a jamais fait 2 km en courant sans être essoufflé ! Ce même raisonnement s’adapte à tout.

Sortir progressivement de sa zone de confort

D’abord on court 2 km par jour, puis 3, puis 5, puis 10 ! Petit à petit on augmente la difficulté pour être capable de courir les 42,195 km d’un marathon. On ne court pas droit à la blessure en tentant les 42 km du premier coup.

Il faut donc garder à l’esprit que l’on ne peut pas sortir de sa zone de confort n’importe comment. Il est nécessaire de fonctionner par évolutions incrémentielles vers un objectif. Cependant, ce qu’on vous dit encore moins souvent, c’est qu’il y a un autre fonctionnement encore plus pervers de la zone de confort.

Un cercle vicieux pour votre quotidien

Imaginez que vous soyez introverti, que vous ayez du mal à parler aux gens… Mais par chance, vous avez rencontré pendant vos études des gens avec lesquels vous avez réussi à socialiser. Vous les rencontrez de temps en temps, tout se passe bien.

Mais un jour, vous déménagez, seul. Vous passez la plupart de votre temps devant votre ordinateur ou la télé, le COVID passe par là et vous voilà en télétravail sans autre interaction sociale que le livreur Uber Eats de temps en temps.

Vient le temps du déconfinement, mais vous avez redéveloppé votre tendance naturelle. Vous allez voir vos amis une fois, mais vous ne vous sentez plus aussi à l’aise à l’idée de les voir.

Par « flemme », vous en sortez plus vraiment de chez vous et donc vous voyez moins souvent vos amis. Vous ne sortez que le dimanche pour voir vos parents. Enfin, sauf cette fois où vous vouliez vraiment rester à la maison parce qu’on s’y sent mieux… Et celle d’après…

Le temps passe, et vous voilà seul, voyant rarement qui que ce soit. Que s’est-il passé vous demandez-vous ? Je pensais avoir vaincu ma peur sociale pendant mes études ?

Le VRAI fonctionnement pervers de la zone de confort

Le problème dont personne ne parle, et la vraie problématique de la zone de confort. La véritable raison pour laquelle il n’est pas intéressant, mais VITAL d’en sortir régulièrement, c’est qu’elle se réduit sur elle-même avec le temps.

Si vous ne voyez plus aussi souvent vos amis, il ne faut pas grand-chose pour ne plus les voir du tout. Si vous ne voyez plus aussi souvent votre famille, il ne vous faut pas grand-chose de plus pour finir ermite au fond des bois. Et si ça vous satisfait, tant mieux pour vous !

Cependant la plupart des humains ont besoin de liens sociaux pour se développer, et se sentir heureux. Dès lors, même si votre naturel vous poussez à rester chez vous il faut braver la difficulté et provoquer les rencontres.

Pour prendre un autre exemple : si je passe du jour au lendemain du McDonalds quotidien au jeûne sec, je ne vais pas tenir et je retournerai dans un fast-food après 24 heures. Par contre, si je ne cesse pas mon alimentation trop sucrée, grasse et salée, je ne réglerai pas le problème et m’enfoncerai dans celui-ci.

Il y a une étape entre les deux : celle de cuisiner à la maison. Puis de cuisiner des légumes en priorité, et puis de tenter un jour un jeûne par défi personnel, pourquoi pas !

Vous comprenez où je veux en venir ? Dans tous les domaines, la zone de confort est un challenge au quotidien.

Il n’existe pas une seule zone de confort

Je dois préciser mon titre : il n’en existe pas qu’une, mais bien une infinité. Chaque domaine de la vie, chaque défi personnel et chaque faiblesse contient une zone de confort.

Si vous avez peu à peu défié votre zone de confort de l’exercice, et que vous êtes passés de l’immobilité à une habitude de sport quotidienne, c’est très bien. Vous avez d’ailleurs probablement vu des résultats. Mais si vous n’avez pas cherché à modifier vos habitudes alimentaires en parallèle, que vous n’avez pas relevé le défi de votre zone de confort à ce sujet, d’autres problèmes feront surface plus tard !

Une alimentation trop grasse, sucrée et salée ne se verra peut-être plus sur votre corps si vous avez dans la chance… Mais vous développerez des maladies cardio-vasculaires, un manque d’attention ou bien d’autres soucis.

Chaque domaine de notre vie comporte une zone de confort à défier régulièrement afin de se diriger vers un mieux-être, un équilibre qui nous permet de nous sentir bien au quotidien.

Le secret pour sortir de sa zone de confort sans se brûler les ailes

Il est là le but de cet article : vous faire prendre conscience que les choses sont liées et qu’il est nécessaire d’en tenir compte pour ne pas créer des déséquilibres dangereux dans votre vie.

Pour sortir de sa zone de confort, sans pour autant trop en faire, il y a un secret… Et je vous le révèle ici aujourd’hui.

La courbe du défi de la zone de confort

C’est un secret un peu particulier, composé de trois parties. En voici la première.

Il est nécessaire de se défier soi-même pour sortir de sa zone de confort. De manière assez sérieuse, sans pour autant en faire trop. Au risque de se blesser. Ensuite, il faut en faire la nouvelle norme avant d’aller plus loin.

Dès lors, notre défi va être de trouver un exercice suffisamment dur que pour nous motiver, et défier nos habitudes. Quelque chose qui va nous mener au-delà de notre limite actuelle. Par exemple, si vous courez actuellement 10 km, on va tenter d’en faire 15 km !

Qu’il s’agisse d’une réussite ou d’un échec, l’essentiel est de défier la limite précédemment fixée comme confortable. Imaginons que vous ayez réussi à courir vous 15 km. La prochaine fois, nous n’allons pas en faire 15 de nouveau. Nous allons nous limiter à 12 km, de cette manière nous allons créer une zone de confort plus développée que la précédente.

En effet, notre nouvelle limite est à 15 km, mais nous avons besoin d’augmenter le palier confortable qui demeure à 10 km ! À partir de ce moment, vous ne vous autoriserez plus à courir moins de 12 km, en essayant de temps à autre de courir 15 km. Au fur et à mesure, les 15 km deviendront faciles et serviront de nouveau palier. Il faudra donc tenter d’aller plus loin, comme 20 km par exemple, pour se défier.

Courbe de la difficulté et sortie de la zone de confort
Cette manière de repousser ses limites peut être visuellement représentée par le graphique suivant

Faire chaque jour quelque chose qui vous paraît difficile

Le plus simple pour tenir vos engagements sur le long terme et défier votre zone de confort, c’est d’en faire une habitude. Mon site ne porte pas ce nom pour rien !

Si vous voulez éviter de voir votre zone de confort se refermer sur elle-même comme un raisin sec, il est nécessaire de la défier au quotidien !

Voilà la deuxième partie du secret : faites tous les jours quelque chose que vous croyez difficile, ou qui vous effraie !

Mais si vous devez ralentir la cadence temporairement, comment tenir le rythme de l’évolution personnelle au quotidien ? Comment chercher la difficulté tous les jours tout en laissant ma zone de confort tranquille lorsqu’elle en a besoin ?

Travailler plusieurs zones de confort en parallèle

La troisième partie du secret est celle-ci : il ne faut pas taper sur un seul clou pour faire tenir la planche.

Comme je l’ai déjà mentionné : tous les domaines de notre vie sont liés entre eux, et un équilibre relatif entre ceux-ci est nécessaire pour le bien-être de chacun d’entre nous. Dès lors la solution à notre dernier problème est simple : il faut défier différents domaines de notre vie, les uns après les autres !

Lorsque vous courrez 15 km au lieu de 10 km le lundi, n’essayez pas de courir directement 20 km le mardi ! Au lieu de ça, essayez de faire passer votre seuil de confort à 12 km, tout en vous défiant dans un autre domaine le même jour, par exemple essayez de méditer 15 minutes au lieu de vos 10 minutes habituelles.

Résumons-nous en quelques mots

Pour sortir de sa zone de confort au quotidien, il y a donc un secret en trois parties :

  • Faire une habitude quotidienne du défi
  • Respecter la courbe du défi
  • Défier plusieurs zones en parallèle

Si vous appliquez cette approche à votre zone de confort, vous devriez éviter de tomber dans les travers des résolutions du Nouvel An que l’on ne tient pas plus de 2 semaines ni dans l’immobilisme de ceux qui se disent « on verra plus tard ».

Se défier au quotidien dans différents domaines tout en respectant ses propres limites est donc un signe de sagesse, mais surtout une formule intéressante qu’il est nécessaire de viser pour se sentir mieux au quotidien.

Cette vidéo (en anglais) est à l’origine de cette réflexion, et de cet article.

Table des matières

14 réponses

  1. 100% d’accord avec vous sur le fait qu’il existe des zones de confort dans chaque activité de notre quotidien.
    Chercher à en sortir dans tout ce que l’on entreprend est une attitude bénéfique pour notre personnalité.

  2. Dur dur de sortir de sa zone de confort parfois ! Mais oui c’est bénéfique et permet d’avancer =) Merci pour ton article et tes conseils !

  3. Sortir de mes zones de confort, c’est ma HANTISE 😅 et pourtant, je l’ai fait ‘naturellement’, mais pas du tout graduellement. C’était ça le piège 😉 le secret, c’est vraiment d’y aller progressivement et quotidiennement.

    1. Exactement, et c’est même probablement encore plus vrai lorsqu’il y a des situation compliquantes je suppose ! (TDA/H, Autisme, …)

  4. Salut Denis,

    J’adore ton parallèle sur le fait de vivre dans les bois…parce que c’est quasi mon cas. Je suis passé du quasi hypercentre de Lyon à la campagne de la campagne dans une maison en bordure de forêt. Mon premier voisin est à 200m à vol d’oiseau. J’ai passé tous les confinements dans cette maison, et j’admets…j’ai adoré. Plus besoin de voir les gens, de faire la bise, serrer des mains, dans le contexte anxyogène du covid, c’était parfait. Mais voilà, un jour il faut revoir des gens en vrais…j’avoue avoir parfois un mouvement de recul intérieur quand il s’agit de serrer la main de qq’un ou de faire la bise, même s’il s’agit de ma famille ou mes ami(e)s. Bref, j’étais dans ma zone de confort pendant les confinements.

    Bon après, j’avais beau être seul physiquement, j’étais de longues soit sur des jeux vidéos online et en discussion vocale avec des potes avec qui je joue, soit à travailler avec un groupe de freelances sur zoom. Je me suis créé ma zone de confort petit à petit, mais j’ai du mal à voir ça comme qqs chose de « mal »…bien au contraire.

    Voilà, c’était ma modeste pierre à l’édifice.

    a+

    Benoit

    1. Très intéressant comme « insight » ! Je n’avais pas eu l’occasion de lire quelqu’un qui avait réellement vécu une telle situation ! merci 😉

  5. Ton analyse sur la zone de confort est hyper intéressante ! Je pense que tu as raison, le vrai problème dont on est peu à avoir conscience est que notre zone de confort revient très facilement à son niveau initial, voire se réduit encore plus. D’où l’intérêt de se fixer de nouveaux objectifs comme tu l’as expliqué.
    Merci beaucoup pour cet article et ce partage ! ^^

  6. Tu viens d’illustrer ce que je me suis faite comme réflexion hier en faisant le bilan des 3 mois de mon défi bowling. Sortir de sa zone de confort Ok mais pas n’importe comment et pas pallier ça me va très bien. Merci pour ces conseils précieux !

    1. Merci de ton avis 😉 Je pense que cette notion de palier est clairement la plus importante !
      Ca doit être intéressant de pouvoir « gamifier » sa vie avec cette histoire de palier, pour transformer notre évolution en jeu !

  7. Très juste Denis ! C’est un thème majeur que j’aborde dans mon livre et sur mon blog. 🙂

    1. Intéressant ! Quelle est l’adresse de ton blog ? On ne sait pas y accéder depuis ton commentaire, remplis le champ « site web » la prochaine fois ! 😉

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